Essais & avis

Test de la Fiat 500 électrique : autonomie et usage au quotidien

Par Maxime
6 minutes

La Fiat 500 électrique à l’épreuve de la vie urbaine : essai complet


Icône du style automobile italien, la Fiat 500 n’a eu de cesse de se réinventer depuis plus de 60 ans, incarnant à chaque génération la citadine par excellence. L’arrivée d’une version 100% électrique marque une révolution douce pour ce petit gabarit mythique : promesse d’une mobilité zéro émission, design toujours aussi craquant et arguments taillés pour le centre-ville. Mais que vaut vraiment la 500e au quotidien, en autonomie réelle, confort de conduite et sur le poste budgétaire ? La rédaction de CarnetMariage.fr a mené l’enquête plusieurs semaines durant, alternant trajets urbains, escapades périurbaines et tests de recharge. Retour d’expérience sans concession.


Design et compacité : une véritable séduction urbaine


Au premier regard, la 500 électrique ne trahit pas l’esprit de l’originale. Du haut de ses 3,63 m, elle soigne ses proportions tout en modernisant subtilement ses lignes : capot sculpté, face avant arrondie, lumières LED à la signature en "demi-lune" et, sur certains coloris pastel, un charme d’inspiration néo-rétro. Les détails raffinés (monogramme discret, jantes au dessin inédit, poignées de porte encastrées) apportent une réelle distinction à ce modèle, sans tomber dans l’ostentatoire.


Le format reste idéal pour circuler et stationner dans les cœurs des métropoles, là où chaque centimètre compte. Le rayon de braquage est court, la visibilité correcte pour une micro-citadine, et le coffre (185 litres) permet tout juste de loger les courses d’une journée ou un sac de sport. À l’arrière, l’espace reste symbolique (2 enfants ou des adultes pour une courte distance), confirmant l’orientation urbaine.


Vie à bord et technologies embarquées : sobriété et modernité


Dès l’ouverture de la porte, la présentation intérieure traduit les codes actuels : planche de bord minimaliste avec près de zéro bouton physique, instrumentation numérique (affichée sur un écran 7 pouces) et grand écran tactile central (10,25 pouces sur les versions haut de gamme). La compatibilité Apple CarPlay/Android Auto sans fil est au rendez-vous, tout comme un système d’infodivertissement réactif et une connectivité toujours active via l’application mobile dédiée.


Les matériaux alternent plastique dur et inserts laqués, mais la qualité perçue progresse nettement par rapport à la version thermique. Ambiance lumineuse, sièges enveloppants et possibilité d’options (toit panoramique, sièges chauffants, sellerie éco-cuir) rehaussent encore le sentiment d’être à bord d’une citadine premium. Seul le volume de rangement demeure compté, fidèle à l’esprit "mini-italienne".


Sur la route : conduite électrique et plaisir instantané


Sous le capot, la Fiat 500e propose un moteur de 87 kW (118 ch) alimenté, selon la version, par une batterie de 24 ou 42 kWh. Dès les premiers mètres, le silence de fonctionnement et la douceur d’accélération rivalisent avec les meilleures électriques du segment. À basse vitesse, la citadine décroche promptement du feu vert, autorisant les changements de file sans stress et une aisance remarquable lors des manœuvres dans la circulation dense.


Le mode "Sherpa" optimise l’autonomie en limitant la puissance et la climatisation, tandis que le mode "Range" active le frein régénératif, jusqu’au « One Pedal Drive » — permettant de conduire majoritairement avec la pédale d’accélérateur, une trouvaille pratique pour les arrêts-relances du centre-ville.


Sur voie rapide, les 118 ch assurent des relances correctes, même si la 500e trouve ses limites au-delà de 110 km/h : l’insonorisation reste perfectible à vive allure et le dynamisme demeure celui d’une petite voiture, sans ambition autoroutière affirmée. Le châssis filtre correctement les irrégularités urbaines et conserve un vrai sens de l’amusement en parcours sinueux.


Autonomie réelle et recharge : entre promesse et réalité terrain


Fiat annonce jusqu’à 190 km pour la batterie 24 kWh et 320 km pour la 42 kWh en cycle WLTP. Sur le terrain, nos relevés placent l’autonomie réelle :

  • Version 24 kWh : 130 à 150 km par beau temps, souvent moins de 110 km l’hiver avec chauffage activé.
  • Version 42 kWh : Dans des conditions optimales (température tempérée, conduite économe), jusqu’à 250 km en ville, 180 à 210 km sur route, parfois 280 km avec climatisation modérée et profil très favorable.

L’autonomie évolue fortement selon la météo, l’usage de la climatisation ou du chauffage, et le profil de parcours (la ville offre un meilleur rendement grâce au freinage régénératif). Sur autoroute, la 500e devient énergivore : à 130 km/h stabilisés, comptez 130 à 150 km sur une charge pleine (batterie 42 kWh).


Côté recharge, la citadine accepte jusqu’à 85 kW en courant continu sur borne rapide, mais la plupart des usages quotidiens tourneront autour de la prise domestique (10A, environ 9 heures pour une recharge complète) ou d’une Wallbox à domicile (environ 4 h pour la batterie 42 kWh). Sur borne publique 11-22 kW, la recharge de 20 à 80% se boucle en moins d’1h20 (grande batterie). En ville, le réseau de bornes se densifie mais reste à surveiller dans certains quartiers.


Usage au quotidien : avantages et points de vigilance


  • Urbanité absolue : maniabilité extrême, facilité de stationnement et comportement compact en font une référence pour le "dernier kilomètre".
  • Silence et absence d’émissions : la 500e s’insère dans toutes les ZFE et zones restreintes, délivrant sa vignette Crit’Air 0 et la sérénité d’un véhicule "propre" dans la circulation urbaine.
  • Coût d’usage réduit : la recharge électrique domestique se chiffre à 3-5 €/100 km selon le prix du kWh et la version de batterie, contre 8 à 11 €/100 km sur carburant diesel ou essence, hors abonnement de recharge publique.
  • Entretien simplifié : absence de boîte de vitesses, d’embrayage et de filtres à remplacer. Les révisions sont espacées et ne comportent que les contrôles classiques (liquide de frein, pneus, filtre d’habitacle).
  • Autonomie à anticiper : pour des trajets extra-muros ou des journées à plus de 200 km, il faudra anticiper une solution de recharge ou prévoir un second véhicule pour les grands week-ends.
  • Places arrière et coffre : deux véritables places à l’avant, deux petits sièges d’appoint à l’arrière — valables à l’occasion pour des enfants ou sacs.

Bilan budgétaire : achat, aides et location longue durée


Affichée à partir de 29 000 € la version d’accès (bonus déduit), la Fiat 500 électrique n’est pas la moins chère du segment, surtout dans sa version à batterie de 42 kWh qui dépasse 32 000 €. Les offres de location longue durée et de financement restent toutefois compétitives, dès lors que l’on déduit les aides gouvernementales (bonus écologique jusqu’à 4 000 € en 2024 et éventuellement prime à la conversion pour reprise d’un vieux véhicule). Plusieurs villes proposent un accompagnement à l’achat ou à la location pour les professionnels et les ménages modestes.


L’assurance ne diffère guère d’une citadine essence équivalente, et l’absence de vidanges ou filtres à remplacer joue en faveur d’un coût d’entretien contenu. À noter : le remplacement hors garantie de la batterie s’avère coûteux, mais la garantie constructeur la couvre 8 ans ou 160 000 km, sous réserve du maintien de 70% de capacité initiale.


Les plus et les moins observés


  • Les plus : design intemporel, conduite silencieuse, facilité urbaine, mode "One Pedal", technologie embarquée soignée, options de personnalisation, éligibilité ZFE et bonus écologique.
  • Les moins : autonomie très dépendante des conditions d’usage, tarif élevé au regard du gabarit, places arrière d’appoint uniquement, performances en-deçà sur autoroute, réseau de recharge parfois insuffisant hors grandes villes.

À qui s’adresse vraiment la Fiat 500 électrique ?


Le portrait-robot du client idéal : citadin pur, jeune actif ou couple urbain, besoin de trajets quotidiens entre 30 et 80 km, possibilité de recharge à domicile ou au travail, appétence pour le design et la simplicité d’usage. La 500e conviendra parfaitement pour un usage périurbain, en "petite seconde voiture" ou pour les adeptes du style, (presque) sans compromis. Cependant, il faudra rester vigilant sur la planification des longs trajets, la densité du réseau de bornes et le volume utile pour le transport familial.


Notre verdict après plusieurs semaines d’essai


La Fiat 500 électrique assume parfaitement sa vocation citadine : look ravageur, plaisir de conduite immédiat, coût d’usage faible et capacité à transformer le quotidien en ville. Si l’autonomie ne fait pas de miracle et que le tarif se positionne dans la fourchette haute du segment, la polyvalence de la version à grande batterie, l’expérience technologique embarquée et le silence de marche constituent des arguments convaincants.


Pour profiter pleinement de la 500e, il importe donc d’avoir identifié son profil d’usage et, idéalement, une solution de recharge privée. Pour le centre-ville, c’est l’une des routières électriques les plus séduisantes du moment, qui conserve la magie Fiat 500 tout en entrant dans l’ère moderne, sans bla-bla.


Retrouvez sur CarnetMariage.fr tous nos essais, dossiers pratiques et retours terrain pour faire le bon choix parmi les citadines électriques : l’expérience avant la théorie, l’essentiel sans détour – pour une mobilité urbaine vraiment heureuse.

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