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Notre verdict sur la BMW i4 : électrique et plaisir de conduite sont-ils compatibles ?

Par Maxime
5 minutes

Essai de la BMW i4 : l’électrique façon plaisir de conduire


Sur le marché de la voiture électrique, BMW fait figure de pionnier tout en cultivant son ADN sportif. Avec la i4, la marque allemande entend rassurer ses aficionados : l’agrément de conduite est-il encore au rendez-vous quand on passe à l’électrique ? Nous avons pris le volant de cette berline zéro émission pendant plusieurs jours pour juger sur pièces. Entre autonomie, dynamisme et vie à bord, retour sur une expérience sans bla-bla.


Design : BMW mise sur la continuité dynamique


La BMW i4 conserve d’emblée le style des séries 4 Grand Coupé thermiques, avec une ligne basse et élancée. La fameuse calandre double « haricot », certes imposante et discutable esthétiquement, signifie clairement l’appartenance à la famille. Quelques détails bleutés, des logos aux cerclages spécifiques et un profil épuré rappellent sa motorisation électrique.
Sans céder à l’excentricité, BMW offre ici une silhouette sportive classique. L’intégration des batteries dans le plancher a permis de préserver une bonne habitabilité tout en maintenant le centre de gravité bas. Une vraie réussite esthétique, élégante et sans tape-à-l’œil.


Vie à bord : technologie BMW, confort d’abord


Dès l’ouverture de la porte, le cockpit respire la qualité allemande. La finition est impeccable : matériaux valorisants, ajustements rigoureux, sellerie soignée. Sur tous les modèles i4, on bénéficie du grand affichage BMW Curved Display : un double écran incurvé de 12,3 et 14,9 pouces qui regroupe instrumentation et infotainment. Les menus sont modernes, la navigation fluide, la connectivité poussée (Apple CarPlay, Android Auto sans fil).
A l’arrière, l’espace est convenable pour deux adultes ; le coffre (470 l) reste généreux, grâce au hayon.
BMW apporte le soin du détail, sans verser dans le gadget. Côté ergonomie, si l’on retrouve des commandes physiques pour la climatisation et le fameux iDrive, les habitués ne seront pas dépaysés et les nouveaux venus apprécieront la simplicité.


Puissance, motorisations et autonomie : une gamme – presque – pour tous


La BMW i4 se décline en plusieurs versions, mais celles qui concentrent l’attention sont :

  • BMW i4 eDrive40 : moteur arrière de 340 ch, 0-100 km/h en 5,7 s, autonomie annoncée (WLTP) jusqu’à 590 km.
  • BMW i4 M50 : transmission intégrale avec deux moteurs, puissance cumulée de 544 ch, 0-100 km/h en 3,9 s, autonomie jusqu’à 520 km.

Ce qui frappe dès les premiers kilomètres, c’est la disponibilité immédiate du couple (430 à 795 Nm selon la version), typique de l’électrique, mais ici accompagné d’une progressivité et d’une précision dosées façon BMW. Le mode « Boost » sur la M50 délivre d’ailleurs une poussée saisissante… pour s’offrir des accélérations dignes des plus sportives du constructeur, sans émission. BMW propose aussi une sonorité « artificielle » travaillée pour accentuer l’effet sensation lors des franches accélérations : un gadget ? Peut-être. Mais le sourire est là.


Comportement routier : la recette bavaroise toujours efficace ?


La principale inquiétude chez beaucoup d’automobilistes reste la perte de plaisir de conduite avec le passage à l’électrique. Poids, inertie, manque de « musique » mécanique : sur le papier, il y a de quoi douter.


La i4, cependant, convainc rapidement sur route. Grâce au placement des lourdes batteries dans le plancher, la répartition des masses est idéale. Le châssis conjugue rigueur allemande et confort : maintien de caisse solide, direction précise et un très faible roulis même en usage dynamique. Sur la M50, la transmission intégrale électronique répartit le couple instantanément ; la sensation d’airain, de tenue et d’agilité prédomine.
Sur nationales sinueuses comme en ville, l’engagement à la pédale et la réactivité électrisent chaque manœuvre. Les spécialistes retrouveront avec plaisir le fameux « plaisir de conduire » BMW, certes sans le grondement d’un six cylindres, mais avec de nouvelles sensations : un silence apaisant, une disponibilité immédiate de la puissance, un contrôle total.


Autonomie et recharge : de quoi envisager les longs trajets ?


Les chiffres d’autonomie sont séduisants sur le papier. En usage réel, la eDrive40 tourne autour de 450 à 500 km sur route/autoroute en conduite raisonnable, la M50 proche des 400 km, voire moins avec une conduite très sportive. Cela place la i4 parmi les meilleures de sa catégorie.


La gestion intelligente de l’énergie (récupération adaptative, planificateur d’itinéraires avec gestion des bornes) rend les longs trajets envisageables. Sur bornes rapides (jusqu’à 205 kW), la BMW i4 récupère 80% de charge en une trentaine de minutes.

Bien sûr, la densité du réseau de recharge reste un critère crucial, mais pour les usages du quotidien et les week-ends, la question de l’autonomie ne se pose plus comme une contrainte insurmontable.


Équipements, aide à la conduite et vie connectée


La dotation de série est généreuse : aides à la conduite de dernier cri (régulateur adaptatif, maintien dans la voie, freinage d’urgence, parking automatique…), phares LED adaptatifs, affichage tête haute, climatiseur intelligent, sièges chauffants et connectivité avancée. Le BMW ConnectedDrive permet de programmer la recharge et de planifier ses itinéraires à distance.
La mise à jour à distance (OTA) assure un système toujours au goût du jour, tandis que l’audio Harman Kardon (en option) s’occupe de l’ambiance sonore.


Budget : à la hauteur de la technologie… et du blason


L’entrée de gamme i4 eDrive35 débute à un peu plus de 56 000 € (hors bonus), la eDrive40 autour de 62 000 €, et il faut compter près de 76 000 € pour la M50 correctement équipée. Un tarif élevé, justifié par la technologie embarquée, la qualité de fabrication et le positionnement premium.

Côté consommation, nous avons relevé une moyenne de 17 à 22 kWh/100 km, raisonnable au vu des performances. L’entretien courant est limité (pas de vidange, moins de pièces d’usure). À long terme, la valeur de revente reste soutenue par l’image de la marque et les performances de batterie garanties (8 ans/ou 160 000 km).


Bilan : électricité et plaisir peuvent faire bon ménage


Avec la i4, BMW réussit le pari de convertir l’ADN du plaisir de conduite à l’ère de l’électrique. Si l’on s’affranchit du bruit moteur – désormais remplacé par un univers plus zen et concentré sur l’instant – la sensation de pilotage, la tenue de route et la réactivité laissent intacte la « griffe » de la marque.

Nous avons été séduits par la polyvalence, l’équilibre prestations/confort, et la possibilité d’aborder la route autrement : en silence, mais jamais sans passion. Pour l’utilisateur régulier désireux d’une voiture différente, technologique et fidèle à l’esprit BMW, la i4 s’impose comme une référence sur le segment premium.


  • On a aimé : l’agrément de conduite sans équivoque, l’autonomie réaliste, la finition au top, la rapidité de recharge, l’innovation maîtrisée.
  • À améliorer : le poids élevé, l’addition salée, le style de la calandre – véritable sujet de discussion.

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