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Tout savoir sur la conduite écoconduite à l’examen du permis

Par Maxime
5 minutes

L’écoconduite, un enjeu clé du permis de conduire moderne

L’écoconduite n’est plus une simple tendance : cette approche de la conduite respectueuse de l’environnement et du véhicule s’invite désormais officiellement à l’examen du permis de conduire. Au-delà des bénéfices écologiques, elle vise à réduire la consommation, limiter l’usure des pièces mécaniques et améliorer la sécurité. Mais comment s’applique-t-elle le jour J ? Quels conseils pour valider cette compétence de plus en plus surveillée lors de l’épreuve pratique ? Suivez le guide pour bien comprendre ce que recouvre l’écoconduite, ses enjeux, ses bonnes pratiques et ses pièges à éviter.

D’où vient l’écoconduite et pourquoi est-elle évaluée ?

Face aux défis climatiques, à la hausse du prix des carburants et à l’évolution des motorisations, l’écoconduite s’est imposée dans la formation des conducteurs. Initié dans les années 2000, ce concept s’est progressivement intégré au code de la route et au référentiel de formation. Aujourd’hui, maitriser l’écoconduite est une qualité attendue chez tout futur permis B, pour :

  • Réduire l’empreinte carbone : une conduite douce diminue les émissions de CO2 et de polluants.
  • Faire des économies : moins de carburant et une voiture qui s’use moins vite, c’est aussi un budget allégé.
  • Sécuriser la route : anticipation et douceur réduisent le risque d’accident.

L’épreuve pratique du permis de conduire valorise donc désormais explicitement les candidats qui adoptent ces réflexes tout au long du parcours imposé, qu’ils soient à essence, diesel ou sur une voiture électrique.

Comment l’écoconduite est-elle notée lors de l’examen ?

Depuis la réforme de 2014, l’écoconduite occupe une place dédiée dans la grille d’évaluation du permis. Aux côtés du respect des règles, de la maitrise du véhicule ou de la gestion des priorités, l’examinateur observe pendant toute la durée de l’épreuve la capacité du candidat à :

  • Adapter sa vitesse en douceur selon le flux de circulation.
  • Anticiper les événements (feux, ralentissements, piétons) pour éviter freinages et accélérations brusques.
  • Choisir le bon rapport de vitesse et passer rapidement les vitesses supérieures sans faire forcer le moteur.
  • Lâcher l’accélérateur assez tôt à l’approche d’un obstacle ou d’un stop.
  • Éviter les coups de volant ou de frein inopinés.

À la clé : jusqu’à 1 point attribué sur les 31 du total, et la possibilité de rattraper une prestation un peu hésitante dans d’autres domaines si la conduite est jugée particulièrement responsable et économe.

Les bons réflexes à adopter pour valider l’écoconduite

  • Démarrez en douceur : évitez systématiquement les départs canon, ne montez pas excessivement dans les tours en première. Passez à la deuxième vitesse dès que possible (environ 20 km/h).
  • Montez rapidement dans les rapports : en conduite urbaine, le passage à la 3ème puis la 4ème autour de 30-40 km/h est conseillé. Cela limite le régime moteur et donc la consommation.
  • Anticipez l’environnement : regardez loin devant, tentez de voir si un feu passe à l’orange ou si la circulation se ralentit. Lâchez alors l’accélérateur au lieu d’attendre le dernier moment pour freiner brutalement.
  • Utilisez le frein moteur : plutôt que d’appuyer fort sur la pédale de frein, rétrogradez gentiment ou lâchez l’accélérateur, le moteur va naturellement freiner la voiture.
  • Gardez les distances de sécurité : vous éviterez ainsi les à-coups et serez plus fluide dans la circulation, tout en réduisant le risque de collision.
  • Adoptez une allure adaptée : ni trop lente (gênant les autres et faisant forcer le véhicule en sous-régime), ni trop rapide qui impose de freiner souvent.
  • Arrêt prolongé ? : si l’examinateur vous fait attendre plusieurs minutes à l’arrêt, coupez le moteur (hors circulation dense ou feux courts), c’est un bon point gagné.

Ce qui est attendu par l’examinateur le jour J

L’évaluation ne se limite pas à une action unique, mais à l’ensemble du comportement sur le trajet. Quelques exemples :

  • Justesse des passages de vitesse : éviter de passer la seconde ou la troisième uniquement à l’approche de 4000 tours/minute.
  • Capacité à anticiper sans “bourdonner” en bas régime : l’écoconduite ne veut pas dire rouler à 25 km/h en cinquième !
  • Utilisation intelligente des inerties : sur une petite descente ou avant un ralentisseur, laisser glisser la voiture au lieu de sur-solliciter l’accélérateur ou le frein.
  • Soucis de confort : un conducteur économe roule aussi avec douceur pour ses passagers.
  • Adaptation au type de véhicule : si vous passez l’examen en automatique ou en véhicule hybride, l’esprit reste valable en évitant les accélérations/frictions inutiles, avec usage du mode éco si proposé.

L’écoconduite : des bénéfices qui vont (bien) au-delà du jour de l’examen

Bien sûr, adopter l’écoconduite est récompensé dans le cadre du permis, mais c’est dans la durée que la pratique prend tout son sens :

  • Jusqu’à 20 % d’économie de carburant sur une année selon l’ADEME ;
  • Moins d’entretien : plaquettes de frein, pneus et moteur s’useront moins vite;
  • Moins de stress : une conduite souple favorise la décontraction et la sécurité routière.
  • Impact positif sur l’environnement : chaque geste compte pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. 

C’est donc une compétence à cultiver bien au-delà de l’épreuve du permis !

Erreurs courantes à éviter lors de l’examen

  • Accélérer inutilement pour “prouver” sa confiance : forcez le moteur ou faites des excès de vitesse → c’est contre-productif et mal vu.
  • Freiner par à-coups, tardivement : le manque d’anticipation est l’erreur classique du débutant.
  • Oublier de passer vite les rapports supérieurs ou conduire trop longtemps en première ou en deuxième.
  • Sous-régime exagéré (moteur qui broute) : c’est mauvais pour le moteur et le confort, cela prouve un manque de connaissance technique.
  • Rester trop collé aux autres véhicules : cela vous empêche d’avoir le temps d’anticiper, et nuit à la sécurité et à la fluidité du trafic.
  • Couper le moteur dans une file d’attente très courte (exemple : devant un feu rouge prêt à repasser au vert) : cela peut gêner la reprise et surprendre l’examinateur.

Écoconduite et véhicules électriques : que change l’examen ?

Avec la multiplication des modèles électriques, pas de passage de vitesse, mais l’écoconduite reste un critère. Il est attendu du candidat qu’il :

  • Module son accélération avec progressivité (éviter le “coup de pied” de l’électrique au démarrage);
  • Exploite le freinage régénératif plutôt que de freiner brutalement;
  • Anticipe l’autonomie et gère sa vitesse pour l’optimiser;
  • Reste attentif à la signalisation et au confort général, comme sur un véhicule thermique.

La logique d’économie et de souplesse de conduite ne change pas. La priorité reste la sécurité et l’aptitude à maîtriser la voiture sur la route.

En résumé : réussir son examen du permis grâce à l’écoconduite

L’écoconduite représente un véritable “plus” lors de l’examen du permis, valorisée explicitement par la grille de notation. En adoptant des gestes simples : passage rapide aux rapports supérieurs, anticipation, régularité, douceur, utilisation intelligente des ressources du véhicule, vous donnez une excellente image de votre sens des responsabilités. À la clé : des économies, moins de stress, et un bilan positif pour la planète comme pour votre sécurité.

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