Passer le permis sans auto-école : comment ça marche ?
Face au coût élevé des auto-écoles, à la flexibilité qu’exige la vie moderne ou tout simplement par envie de prendre en main son apprentissage, de plus en plus de futurs conducteurs s’intéressent à la formule du passage du permis de conduire en candidat libre. Mais concrètement, comment s’y prendre ? À quoi faut-il s’attendre ? Sur carnetmariage.fr, place à un décryptage précis, étape par étape, de ce mode d’obtention du précieux sésame, accessible à tous. Suivez le guide !
Candidat libre : comprendre le principe
Passer son permis en « candidat libre », c’est décider de se présenter aux épreuves théorique (code) et pratique (conduite) sans être inscrit comme élève régulier dans une auto-école classique. C’est vous qui gérez la planification, le dossier administratif et la préparation aux examens. Cette option séduit pour sa souplesse et la possibilité de moduler son budget, mais elle demande organisation, autonomie… et un brin d’audace.
À qui s’adresse le passage du permis en solo ?
Cette formule convient à des profils variés :
- Étudiants ou actifs au planning chargé : le candidat libre s’adapte à vos horaires et à vos impératifs.
- Personnes déjà expérimentées : ceux qui disposent d’un accompagnateur aguerri ou ont déjà conduit en dehors du cadre classique (permis étranger, conduite supervisée non validée…).
- Budgets serrés ou insatisfaits du cursus traditionnel : économiser sur les frais de dossier et les leçons groupées.
Attention toutefois : une part de discipline et de sérieux s’avère indispensable, car toute la logistique repose sur vos épaules.
Zoom étape par étape : comment passer son permis en candidat libre ?
1. Constituer son dossier d’inscription
Toute la procédure débute par la création d’un numéro d’enregistrement préfectoral harmonisé (NEPH), indispensable pour s’inscrire aux examens. Pour obtenir ce précieux sésame :
- Connectez-vous sur le site officiel ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés).
- Créez votre compte puis sélectionnez « Candidature au permis de conduire en candidat libre ».
- Préparez les pièces suivantes :
- Pièce d’identité et justificatif de domicile de moins de 6 mois.
- E-photo officielle avec signature numérique.
- Attestation de recensement ou Journée Défense et Citoyenneté (pour les candidats de moins de 25 ans).
- Si déjà titulaire d’un autre permis (par ex. AM), fournir le justificatif.
Après validation, votre NEPH est généré sous quelques jours à quelques semaines (selon charge administrative).
2. Préparation à l’épreuve théorique du code de la route
En candidat libre, vous jonglez souvent entre supports numériques et ouvrages papier. Plusieurs moyens de s’entraîner :
- Réviser en ligne : de nombreux sites et applications proposent entraînements, examens blancs et vidéos explicatives.
- Se procurer un manuel de code à jour : idéal pour approfondir chaque thème (signalisation, priorités, alcool, etc.).
- Éventuellement s’appuyer sur un accompagnateur : un proche titulaire du permis peut jouer le rôle de coach pour faire le point sur les notions complexes.
La liberté pédagogique est totale : vous avancez à votre rythme jusqu’à obtention d’un taux de réussite supérieur à 80% sur des tests blancs réguliers.
3. Inscription à l’examen du code
Depuis 2016, il est possible de passer le code auprès de nombreux organismes agréés (La Poste, SGS, Déclic, Point Code, Objectif Code…). Il suffit de réserver en ligne une session au lieu et à la date de votre choix : le prix est uniformisé à 30 € par passage.
- Munissez-vous de votre NEPH lors de la réservation.
- Présentez une pièce d’identité le jour de l’examen.
- Les résultats sont fournis le jour même ou sous 48h maximum.
4. S’attaquer à la conduite : organisation et solutions
C’est la partie qui effraie le plus, car elle demande plus de logistique qu’en école traditionnelle.
- Obligation : disposer d’un véhicule conforme : il doit être équipé de doubles commandes, miroir additionnel, deux rétroviseurs latéraux…
- Avoir un accompagnateur : titulaire du permis B depuis au moins 5 ans sans interruption, il endosse la responsabilité de la formation et encadre la pratique sur route.
- Souscrire une assurance « apprentissage en candidat libre » : contactez votre compagnie pour la mise à jour du contrat.
- Tenir un livret d’apprentissage réglementaire : disponible en ligne ou dans le commerce.
5. Trouver (ou louer) la voiture à doubles commandes
Si aucun proche ne possède cette installation, pas de panique : des sociétés spécialisées louent à l’heure ou à la demi-journée des véhicules adaptés, assurés pour la conduite accompagnée et affichant un tarif variable selon région et services (généralement de 15 à 30€ l’heure).
6. S’entraîner efficacement à la conduite
La clé ? Se forger une expérience dans toutes les situations de circulation : ville, campagne, autoroute, manœuvres, stationnements. N’hésitez pas à multiplier les exercices et à varier les itinéraires, tout en étant à l’écoute des remarques de votre accompagnateur. Certains choisissent de prendre quelques cours ponctuels en auto-école pour s’évaluer avant d’aller à l’examen.
7. Prise de rendez-vous à l’examen pratique
L’inscription à l’épreuve pratique s’effectue en ligne via l’ANTS, mais il peut exister un délai (plusieurs semaines à plusieurs mois) selon les régions. Votre convocation indique la date, l’heure et le centre d’examen. Prévoyez un accompagnateur autorisé + la voiture à doubles commandes pour le jour J.
- Documents à présenter : convocation, pièce d’identité, assurance, livret d’apprentissage.
Quels avantages et inconvénients attendre du passage en candidat libre ?
- Coût réduit : économie sur l’inscription et la majorité des heures de conduite, qui sont souvent chères en auto-école.
- Souplesse du calendrier : vous choisissez dates, rythme, révisions…
- Autonomie : organisation personnalisée du parcours.
- Possibilité de mixer avec des leçons professionnelles ponctuelles : pour les manœuvres complexes ou le perfectionnement.
- En contrepartie :
- Procédures parfois longues (dossier NEPH, délai d’inscription à l’examen pratique).
- Nécessité de tout gérer (documents, formation, assurance).
- Risque de sous-estimer la difficulté de la conduite sans encadrement ferme.
- Moins d’accompagnement au moment de l’examen.
Conseils pratiques pour réussir en candidat libre
- Visez plus d’heures de conduite que le minimum : la moyenne nationale avoisine 35-40 heures. Acquérir de l’expérience sur route ouverte est indispensable pour bien assimiler réflexes et sécurité.
- Pensez à vous entraîner sur de multiples situations : nuit, pluie, embouteillages, stationnements difficiles, etc.
- Gardez une trace précise du parcours : carnet détaillé des heures et exercices effectués avec votre accompagnateur.
- Ménagez un entraînement « blanc » juste avant l’examen : simulatez les conditions réelles avec timer et checklist officielle.
- N’hésitez pas à solliciter ponctuellement un moniteur diplômé : pour vérifier votre niveau et ajuster certains automatismes.
- Apprenez à bien remplir les documents obligatoires : carnet d’apprentissage, convocation, papiers du véhicule.
Budget : combien coûte le permis en candidat libre ?
Le principal avantage, c’est la maîtrise du coût, mais il reste des dépenses incontournables :
- Frais administratifs (dossier, NEPH) : gratuit.
- Passage du code : 30 € par essai.
- Location de véhicule à doubles commandes : selon nombre d’heures (prévoir 600 à 1 000 € pour 20-30h).
- Leçons ponctuelles en auto-école : facultatif, mais recommandable pour une évaluation finale (30 à 50 €/h).
- Assurance : supplément pour l’apprentissage, à négocier avec l’assureur.
En moyenne, le passage du permis en candidat libre s’élève entre 900€ et 1 200€. Certains y parviennent pour moins de 800€, en particulier s’ils disposent d’un accompagnateur, d’une voiture adaptée et d’un rythme d’apprentissage soutenu.
Questions fréquentes sur le candidat libre
- Mon accompagnateur doit-il être agréé ? Non, il doit juste être titulaire du permis B depuis 5 ans, sans interruption, et avoir l'accord de son assureur.
- Peut-on suivre quelques heures en auto-école ? Oui, c’est même conseillé pour s’évaluer en conditions réelles et bénéficier d’un retour expert.
- Combien de temps dure la validité du code ? 5 ans ou 5 présentations à l’épreuve de conduite.
- Faut-il une voiture spéciale ? Oui : doubles commandes (frein/embrayage à droite), rétroviseurs supplémentaires… Attention, la simple voiture d’un proche ne suffit pas.
- Puis-je passer le permis si je suis étranger ? Oui, sous réserve d’avoir droit de séjour, pièce d’identité et justificatif de domicile en France.
En synthèse : autonomie, discipline… et vigilance
Passer son permis en candidat libre, c’est prendre en main sa formation, s’affranchir du calendrier imposé et des coûts parfois prohibitifs, mais c’est aussi faire preuve de rigueur, d’organisation et d’humilité devant les exigences des examens. Cette voie séduit autant les étudiants désireux d’économiser que les actifs exigeant du sur-mesure. Pour réussir, préparez minutieusement votre dossier, ne négligez ni la théorie ni la pratique, et osez solliciter des experts en cas de doute.
L’indépendance ? Oui ! Mais avec méthode.
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