Réinventer son assurance auto : l'alternative du "payez comme vous roulez"
Adaptive, connectée et susceptible de vous faire économiser des dizaines, voire centaines d'euros : l'assurance au kilomètre s'impose de plus en plus sur le marché auto. Loin du contrat classique au forfait annuel, ce type d'assurance propose une tarification indexée sur la distance réellement parcourue par votre véhicule. Pour les automobilistes urbains, ceux qui utilisent rarement leur voiture ou encore les conducteurs occasionnels, cette formule peut se révéler une vraie aubaine… À condition de bien en comprendre le principe et les limites.
Définition et principes : comment fonctionne l'assurance auto au kilomètre ?
L'assurance au kilomètre, dite "pay as you drive" (PAYD) ou "assurance kilométrique", adapte le coût de votre prime d'assurance à l'usage réel de votre véhicule. À la différence du forfait classique – où le tarif annuel ne dépend que sommairement des kilomètres prévus – le client s'engage sur une plage kilométrique, ou paie précisément en fonction du nombre de kilomètres réellement effectués dans l'année.
Il existe généralement deux grands modèles :
- Le forfait kilométrique : l’assuré déclare à la souscription un seuil maximal de kilomètres (5 000, 8 000, 12 000 km/an…). Si ce plafond est dépassé, une surcote s’applique ou le contrat peut être revalorisé à la hausse.
- Le paiement au kilomètre parcouru : vous payez strictement ce que vous roulez, grâce à un dispositif de relevé (boîtier connecté ou application) qui transmet votre kilométrage réel à l’assureur. À la clé : une facture ajustée au plus juste, souvent mensuelle ou trimestrielle.
La mécanique est simple : moins de kilomètres = moindre exposition au risque d’accident = cotisation réduite… et potentiellement de sérieuses économies pour ceux qui peu ou prou délaissent leur volant !
À qui s'adresse cette formule ? Les profils gagnants
- Petits rouleurs : citadins utilisant leur véhicule pour de courts trajets, propriétaires d’une seconde voiture réservée aux voyages, retraités, ou encore jeunes actifs qui privilégient vélo, transports ou travail à domicile.
- Automobilistes occasionnels : conducteurs d’une voiture "de loisir", qui ne sert qu’aux week-ends ou vacances.
- Propriétaires de voitures de collection ou haut de gamme : ces véhicules ne sortent que pour les grands événements ou les balades dominicales.
- Voitures faiblement motorisées ou à faible valeur d’usage : les petits utilitaires ou "deuxième main" très faiblement utilisés.
En règle générale, dès lors que vous roulez moins de 12 000 km/an, ces formules deviennent rapidement plus rentables que l’assurance traditionnelle.
Cas concrets : qui paie vraiment moins ?
- Une famille vivant à Paris, utilisant surtout les transports : si la voiture ne sert que pour aller voir la famille à la campagne, l’assurance au kilomètre s’avérera bien plus compétitive qu’un forfait classique.
- Un jeune qui ne prend sa voiture que le week-end pour les loisirs.
- Une personne âgée, retraitée, pour qui chaque kilomètre est compté.
- Un citadin en télétravail quasi-permanent.
Les avantages majeurs de l’assurance au kilomètre
- Économies substantielles sur la prime d’assurance, dès que le kilométrage annuel est faible.
- Formule flexible : un changement d’usage ou d’habitudes peut permettre d’ajuster le forfait en cours d’année (chez certains assureurs).
- Incitation à l’éco-mobilité : moins rouler, c’est aussi moins polluer. Nombre de contrats mettent aussi en avant la baisse de l’empreinte carbone.
- Simplicité : plus besoin d’estimer grossièrement son usage à l’avance ou de payer pour des kilomètres non consommés.
Des remboursements partiels sont parfois proposés si le quota n’est pas atteint, ou la possibilité de reporter le solde sur l’année suivante.
Suivi du kilométrage : comment ça marche en pratique ?
- Boîtier connecté (télématique) : un petit module, fourni par l’assureur, se branche sur la prise diagnostic OBD ou la batterie de la voiture. Il enregistre les kilomètres et transmet les données (parfois anonymisées) au prestataire.
- Déclaration de kilométrage : sur l’honneur, avec contrôle éventuel (photographies du compteur, relevé lors de la révision chez un garagiste partenaire, contrôle lors de sinistre).
- Application mobile : certains acteurs 100% digitaux permettent de suivre son roulement via une application, qui récupère les relevés GPS ou les informations « compteur ».
À savoir : Toute fraude à la déclaration expose à la nullité du contrat, et la plupart des assureurs procèdent à des vérifications régulières.
Certains boîtiers peuvent proposer – en bonus – des services annexes : alerte d’entretien, géolocalisation, assistance en cas de vol, etc.
Les limites à connaître avant de souscrire
- Forfait à dépasser : Si vous franchissez le plafond prévu, vous basculez vers un surcoût (majoration parfois élevée) ou une requalification en formule classique : prudence donc à l’estimation initiale.
- Coût par kilomètre variable selon profil : jeunes conducteurs, malussés ou mauvais dossiers paieront toujours plus que des assurés chevronnés.
- Données personnelles : l’installation d’un boîtier implique le partage de données de géolocalisation/kilométrage. Les garanties de confidentialité sont en général fortes, mais certaines personnes pourraient être réticentes.
- Offre pas systématiquement adaptée aux gros rouleurs : pour ceux dépassant 15 000 km/an, les économies sont très limitées (voire inexistantes).
- Certaines formules « low cost » limitent les garanties : attention aux franchises, aux plafonds d’indemnisation et au niveau d’assistance inclus.
Enfin, en cas de changement d’usage (nouvelle activité nécessitant plus de déplacements, déménagement), il est indispensable de réajuster rapidement le contrat pour ne pas rouler « hors-cadre ».
Comparatif : combien pouvez-vous économiser ?
- Assurance auto traditionnelle : entre 600 et 900 € par an pour un profil classique (tous risques, région urbaine, bonus/malus neutre), en prévoyant 15 000 km/an.
- Assurance au kilomètre (forfait 5 000 km/an) : entre 300 et 500 € selon la région, l’âge et la voiture.
- Pour un même conducteur qui ne fait que 6 000 km/an au lieu de 15 000, les économies peuvent dépasser 250 € annuels, sans aucune réduction de garanties.
Certaines compagnies proposent des simulateurs en ligne pour estimer avec précision la différence de coût entre les deux formules.
Comment choisir ? Les points-clés à comparer
- Le mode de suivi du kilométrage (déclaratif ou boîtier), et le degré d'acceptation de la télématique.
- La souplesse de modification du forfait dans l’année.
- L’exhaustivité et le niveau de garanties proposées (vol, incendie, bris de glace, assistance, conducteur…)
- La politique de pénalisation en cas de dépassement du quota (surcoût, bascule tarifaire…)
- Les frais annexes (mise en place ou retour du boîtier connecté)
- La reconnaissance par l’assureur du bonus/malus et de l’antériorité de conduite.
Comme toujours, lisez très attentivement les conditions générales : selon l’opérateur, les garanties « essentielles » peuvent différer.
Où souscrire une assurance auto au kilomètre ?
De plus en plus d’acteurs s’y mettent : grandes mutuelles, assureurs spécialisés (Wilov, Paycar, Altima, HeyCar, By Miles…), et même plusieurs banques. Les souscriptions se font le plus souvent en ligne, avec livraison du boîtier par courrier.
Certains loueurs de véhicules longue durée proposent aussi une facturation « pay per use », qui inclut l’assurance modulée sur l’usage.
Pour conclure : une solution d'assurance dans l'air du temps
L’assurance auto au kilomètre apporte plus d’équité entre gros et petits rouleurs, incite à l'éco-conduite et s’adapte à l'évolution des modes de déplacement modernes. Que vous rouliez peu par choix, par nécessité ou sous l’impulsion des politiques urbaines (ZFE, péages, stationnements, etc.), elle permet d’ajuster votre budget au plus près de vos besoins réels.
Avant de souscrire, privilégiez la transparence dans la relation avec votre assureur et estimez justement votre usage. Évitez les déconvenues en prévoyant un petit « coussin » de kilomètres de sécurité.
Chez CarnetMariage.fr, on vous conseille de comparer plusieurs offres, de bien lire les garanties… et de profiter de la mobilité sans surpayer votre assurance si vous roulez moins : la vraie modernité, c’est payer le juste prix, rien de plus !