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Autopartage et location courte durée : quelles évolutions pour 2024 ?

Par Maxime
6 minutes

Mobilité partagée : l’essor continu de la location courte durée et de l’autopartage

La voiture individuelle n'est plus la seule réponse aux besoins de déplacement en 2024, et le paysage de la mobilité française s’en trouve profondément remanié. Autopartage et location courte durée continuent d’évoluer, en phase avec la transition écologique, la montée de la technologie et la recherche de flexibilité du grand public. Entre nouveaux acteurs, innovations, évolution des usages et encadrement réglementaire, carnetmariage.fr dresse un état des lieux et déchiffre les tendances structurelles qui façonneront cette année charnière.


Panorama du secteur : services, usage et innovations

L’autopartage, c’est le partage de véhicules entre particuliers ou via une flotte dédiée, généralement pour quelques heures à quelques jours. La location courte durée correspond à la location d’un véhicule pour quelques heures à quelques semaines, via des agences traditionnelles ou des plateformes numériques. Depuis la pandémie et l’essor du télétravail, les modèles ont convergé, intégrant digitalisation et automatisation des accès, gommant la frontière entre dispositif urbain, location week-end, et mobilité de remplacement.


  • Autopartage en boucle : on reprend le véhicule là où on l’a pris (parking dédié), souvent en milieu urbain dense.
  • Autopartage en trace directe (free-floating) : le véhicule peut être laissé n'importe où dans une zone définie, renforçant la flexibilité.
  • Location courte durée classique : grandes enseignes (Europcar, Hertz, Sixt, etc.) et agences de quartier s'adaptent au tout-numérique et à l’ouverture 24h/24.
  • Entre particuliers : plateformes type Getaround, Ouicar ou Drivy permettent de louer la voiture du voisin avec des systèmes connectés, assurance et contrats clés en main.

Le boom post-Covid, la réponse à la crise et l’évolution de la demande

2024 confirme l’essor structurel de l’autopartage et de la location courte durée entamé après les confinements successifs. La crise sanitaire a bouleversé les habitudes : la recherche de solutions flexibles, le rejet du tout-propriété, l’attrait pour l’utilisation à la carte gagnent massivement du terrain. Les villes moyennes rivalisent désormais avec les métropoles dans la couverture de ces nouveaux services.


Quelques chiffres clés :

  • Plus de 45 000 voitures disponibles en autopartage et location courte durée sur les principales plateformes en France début 2024.
  • Un taux de croissance annuel supérieur à +25% pour l’autopartage urbain en 2023, selon les observatoires de mobilité partagée.
  • Une utilisation hors vacances en hausse (trajets travail, déplacements professionnels, dépannage ponctuel après panne ou accident).
  • La part de véhicules électriques ou hybrides dans les flottes dépasse 35% sur Paris, Lyon, Bordeaux et se développe en région.

Nouveaux modèles économiques et diversification de l’offre

Côté entreprises, grands loueurs, start-up et même constructeurs multiplient les initiatives. Les solutions d’abonnement mensuel, de location longue mobilité ou de packs multimodaux (vélo+voiture+transports collectifs) apparaissent. Les formules s’assouplissent avec crédit d’heures, forfaits week-end ou emploi récurrent (commuting, activité professionnelle en itinérance).


  • Applications mobiles, réservation en temps réel : tout passe par le smartphone (inscription, vérification d'identité, ouverture du véhicule, état des lieux photos).
  • Véhicules adaptés et segmentés : SUV, utilitaires, berlines, voitures sans permis, mobilité inclusive pour personnes à mobilité réduite.
  • Essor du peer-to-peer propriétaire absent : le « sans rencontre » grâce aux boîtiers connectés, plébiscité pour plus de simplicité et sécurité.
  • Abonnements hybrides pro/particuliers : entreprises et indépendants optent pour des solutions sans engagement, usage mutualisé, voire partage entre voisins ou collaborateurs.

L’impact de la transition écologique : du bonus aux zones à faibles émissions

L’année 2024 marque une accélération dans la verdisation des flottes. Sous l’effet du ZFE (Zones à Faibles Émissions), des restrictions pour les véhicules polluants en centre-ville, et des incitations gouvernementales à l’électrification, l’autopartage joue un rôle de vitrine écologique.


  • Véhicules propres à la une : les plateformes favorisent la réservation de modèles électriques ou hybrides rechargeables. Certains loueurs imposent des quotas minimums « basse émission » dans leur offre en zone urbaine.
  • Coûts d’usage et recharge : de plus en plus d’acteurs intègrent la recharge dans le tarif, donnent accès à un large réseau de bornes, ou proposent des tarifs préférentiels la nuit et le week-end.
  • Impact environnemental valorisé : les grandes villes adhèrent à des chartes d'écoresponsabilité, mettant en avant l’autopartage comme allié de la diminution du trafic et des émissions de CO2.

Uniformisation et sécurité : cadre légal, assurance, franchise

La démocratisation du secteur a amené une refonte du cadre réglementaire. Depuis 2022 et sous l’impulsion de la loi d’orientation des mobilités, les usages sont mieux encadrés :


  • Assurances tous risques et assistance incluses automatiquement avec toutes les locations réglementées.
  • Prise en charge des litiges, gestion des sinistres et franchises transparentes derrière les applications et plateformes agréées.
  • État des lieux numériques pour limiter les fraudes et litiges au retour du véhicule.

Côté utilisateurs, cela renforce la sécurité et la prévisibilité. Pour les loueurs comme pour les particuliers, ces évolutions abaissent les principaux freins psychologiques à l’adoption du modèle.


Vers de nouveaux usages : le véhicule partagé s’installe dans le quotidien

L’autopartage n’est plus réservé aux urbains branchés ou aux grands voyageurs. Il sert désormais à une multitude de besoins :


  • Dépannage après panne ou immobilisation de son véhicule personnel.
  • Remplacement lors d’un sinistre ou d’un entretien prolongé.
  • Déplacement professionnel ponctuel, mission freelance ou mobilité petite entreprise.
  • Utilisation récurrente pour des loisirs : loisirs sportifs, vacances, dépannages familiaux.
  • Mode principal de mobilité pour les non-propriétaires dans les grandes agglomérations et les secteurs mal desservis.

Les jeunes actifs et les familles adoptent des stratégies de mobilité multi-modale : transports en commun pour le quotidien, autopartage pour les courses, week-end ou déplacements encombrants. Les seniors y trouvent aussi une alternative rassurante ou une solution pour limiter les coûts d’assurance.


Quels obstacles et limites à ce développement ?

Malgré une croissance rapide, certains freins subsistent. Disponibilité limitée dans les zones rurales, concentration du parc sur les grandes agglomérations, gestion des pics de demande (vacances, week-ends prolongés), coût des franchises ou problématique d’accès à la recharge rapide pour l’électrique sont régulièrement soulignés par les usagers. Les cas de surcoût au retour (nettoyage, carburant ou batterie non rendue pleine, retard) nécessitent une vigilance accrue.


  • Zone blanche : les territoires peu denses, notamment en région et en zone périurbaine, restent moins couverts, même si de petits acteurs locaux émergent (ex: Citiz, opérateurs associatifs, flottes mutualisées d’entreprises ou de collectivités).
  • Carrosserie et état : le suivi de l’état général crée parfois des tensions, notamment en location entre particuliers.
  • Politiques tarifaires et transparence : surcoûts, frais cachés et évolutions de prix à la dernière minute.

Quelles perspectives pour 2024 et après ?

En 2024, le marché s’oriente vers :


  • Une offre élargie et décentralisée : généralisation en zone périurbaine, inclusion de modèles utilitaires ou spécialisés (trottinettes, véhicules adaptés PMR, utilitaires verts).
  • Intégration dans l’écosystème « MaaS » (Mobility as a Service) : plateformes uniques regroupant transports publics, autopartage, covoiturage et location, avec paiement centralisé.
  • Accélération de l’électrification des offres, accompagnée par les opérateurs d'énergies et le soutien public.
  • Diminution de la part de la propriété privée : le véhicule partagé s’enracine comme un mode de mobilité principal ou de complément pour un nombre croissant de Français.

Les grands événements internationaux (Jeux Olympiques à Paris par exemple) servent aussi de laboratoire de déploiement à grande échelle, dopant l’innovation et l’expérimentation de nouveaux services.


Conseils pratiques pour choisir sa solution d’autopartage ou location en 2024

  • Comparer l’offre par zone : privilégiez les plateformes qui affichent clairement disponibilité des véhicules, tarifs, franchises et conditions d’assurance.
  • Privilégier la réservation anticipée sur les périodes chargées et les zones touristiques.
  • Regarder les avis récents : expérience utilisateur, facilité de prise en main, restitution, gestion des imprévus.
  • Se faire une check-list rapide : carte bancaire compatible, permis à jour, prise de photos systématique à la récupération et à la restitution du véhicule.
  • Tester plusieurs services pour identifier celui qui correspond à votre usage (flexibilité, rapport qualité/prix, proximité, adaptabilité à l’électrique).

En synthèse : la mobilité réinventée, accessible à tous

L’autopartage et la location courte durée trouvent en 2024 un nouveau souffle, portée par la digitalisation, la transition écologique, la recherche de flexibilité et l’innovation des opérateurs. Ils offrent une solution concrète tant pour la ville que pour la province, pour optimiser son budget auto sans sacrifier la mobilité. Si des défis restent à relever (pénurie en zones rurales, besoin d’une tarification claire, suivi qualité des véhicules), le choix d’une mobilité à la carte s’impose comme une tendance majeure de la décennie.
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